mercredi 18 avril 2007
Premier jour
Le voyage de nuit s'est poursuivi sans trop d'encombre, juste ponctué d'un "vous ne vous levez que si JE vous le dis" de l'Accompagnatrice (je mettrai une majuscule à accompagnatrice, non pas que la personne soit d'une quelconque importance, mais pour faire la distinction), faisant du même coup passer les trois autres accompagnateurs pour ... bien on en sait pas trop mais visiblement pas des accompagnateurs puisque nous n'avions apparemment pas notre mot à dire.
Si la pause de la veille au soir avait commencé à donner le ton, le petit-déjeuner du mercredi matin a continué sur la même voie.
En effet, après avoir fait monter les élèves dans la salle d'un restaurant d'autoroute qui nous été reservée, et que ceux-ci se soient assis à leurs tables, l'Accompagnatrice est passé vers chacun d'eux pour savoir ce qu'il voulaient comme boisson chaude.
De notre côté - ceuli des accompagnateurs - nous avions eu l'idée - qui nous paraissait alors bonne - d'envoyer les élèves table après table aux toilettes, ce qui nous permettrait d'éviter par la suite une queue de plusieurs minutes le temps que chaque élèves y aille après manger.
La première table y va, revient, la deuxième table, ... et au moment d'envoyer les élèves de la troisième table, ceux de la première qui étaient revenus se sont afit enguirlandés parce qu'ils n'étaient pas là au moment de prendre la commande, et ceux que nous venions d'envoyer se sont fait retourner à leur place.
C'était donc confirmé, nous n'avions effectivement pas notre mot à dire. Bon, en même temps ça se comprend, ils ont dû commander après tous les autres qui l'avait déjà fait.. Vous ne trouvez pas ça grave ? Nous non plus, mais appremment ça devait l'être.
Après que nous soyions passés pour des guignols une première fois - parce qu'évidemment ce ne sera pas la dernière du voyage - et que les élèves soient tous passés aux toilettes, faisant perdre par la même occasion un bon quart d'heure, nous avons repris la route vers Rome, sans autre incident notable, juste les "vous faites trop de bruit! Je veux que tout le monde baisse d'un ton!" des accompagnatrices.
Arrivés à Rome vers 14h, après avoir mangé, nous nous sommes lancé dans une course contre la montre. C'était sensé être une visite de Rome mais visiblement il devait tout de même y avoir une tentative de battre un quelconque record de vitesse, puisque les deux accompagnatrices, à l'avant du groupe, fonçaient, sans s'occuper de savoir si le reste suivait ou pas.
Ce qui nous a ammené à franchir un passage piéton avec de l'autre côté la partie avant du groupe qui était passée, des élèves qui se retrouvaient à courrir sur le passage piéton pour ne pas se faire écraser par les voitures qui venaient de démarrer, et nous, avec l'arrière du groupe, qui n'avions pas traversé.
C'est quand même étrange que 53 personnes n'arrivent pas à traverser en quelques secondes un passage piéton...
Evidemment ce qui devait arriver arriva, le temps que le feu repasse au rouge et que nous puissions traverser, la partie avant du groupe avait disparue. Nous avons donc continué, avec notre groupe restreint, puisque nous savions plus ou moins où aller: les élèves avaient un carnet avec le programme de la visite - et heureusement parce que si nous avions attendu que l'Accompagnatrice nous tienne au courant du programme, on serait encore en train d'attendre dans le bus. Nous avons donc visité ce qu'il y avait à visiter tranquillement et avons fini par retrouver l'autre groupe, qui en fait s'était mis à notre recherche. Et le plus beau est qu'on a faillli se faire enguirlander, j'ai été gratifié d'un très beau "faut plus nous refaire ça!" par l'Accompagnatrice visiblement enervée et qui ne s'est pas posé la question une seconde que si nous en étions là c'était peut-être parce qu'elles ne nous avait pas attendu...
La visite s'est ensuite poursuivie, toujours au pas de course, et nous sommes ensuite retourné au bus pour aller à l'hôtel.
Une fois arrivés là-bas, et passée l'agréable surprise qu'a eu l'Accompagnatrice de découvrir que les filles allaient être réparties sur deux étages, et nous avoir lancé un "On se demande pas qui va devoir surveiller les deux étages" - non on se demande pas, nous on surveille les garçons, et c'est pas de notre faute non plus si l'hôtel n'a pas plus de chambres par étage.
Nous sommes ensuite descendu manger dans une salle pas très grande, mais où il a quand même fallu caser 49 élèves, 4 accompagnateurs et 2 chauffeurs de bus. Evidemment, même en parlant normalement, lorsque les 49 s'y mettent - on peut penser qu'ils aient des choses à se dire, après avoir passé une journée à Rome et se soient installés dans leurs chambres - le bruit devient vite relativement important. Et bien sûr, la première chose - la seule chose ? - que les accompagnatrices aient dit de tout le repas ce sont des "IL Y A TROP DE BRUIT!" "JE VEUX QUE TOUT LE MONDE BAISSE D'UN TON!", nous faisant perdre par la même occasion quelques dixièmes d'audition.
J'ai alors eu le malheur de leur faire remarquer que de toute façon 49 élèves dans une petite pièce ca ferait forcément du bruit et que finalement c'était comme au self du collège. A partir de ce moment la petite phrase à la mode a été "VOUS N'ETES PAS AU SELF" l'air de dire qu'au collège ils avaient le droit de faire n'importe quoi et ce qu'il voulait, mais qu'ici ils allaient filer droit. Pour l'anecdote, les accompagnatrices font parti des quelques rares personnes qui n'ont JAMAIS mangé de l'année au self..
Nous sommes ensuite remonté chacun dans sa chambre pour enfin dormir dans un vrai lit, les élèves ayant été calmes - encore mieux que ce que nous espérions - prêt à reprendre des forces pour la journée du lendemain.





