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dimanche 22 avril 2007

This is the end, my only friend, the end ...


Dimanche matin, 4h30 du matin, les chauffeurs du bus font une pause pour refaire le plein. Ne voulant pas perdre davantage de temps et comme la plupart des élèves dormaient encore, nous - les accompagnateurs - avions interdits aux élèves de descendre du bus, s'ils voulaient aller aux toilettes, il y avait ceux du bus. Entre temps, l'Accompagnatrice était descendue et au moment où elle est revenu, cinq bonnes minutes plus tard, en voyant une élève qui attendait devant la porte des toilettes - les WC ne fonctionnant pas contact coupé - et qui lui a dit qu'elle attendait là parce qu'elle ne pouvait pas aller aux toilettes à la station service - on les en avait empêché - lui a alors distinctement dit "mais qui t'as dit ça? bien sûr que vous pouvez aller aux toilettes ! TOUS CEUX QUI VEULENT ALLER AUX TOILETTES VOUS POUVEZ Y ALLER !".
Ceux qui étaient réveillés sont donc descendus, réveillant par la même occasion les autres, qui sont descendus à leur tour - ou comment perdre 15-20 minutes pour rien...
Evidemment nous avons ensuite eu droit au "chut! maintenant vous allez dormir je ne veux plus rien entendre!"
Peut-être que si 'on' ne les avait pas réveillé, ils dormiraient encore, non ?...

Petit déjeuner dans une station en France, et là c'est le drame.
Quelqu'un avait en effet pris la petite bouteille de jus d'orange de l'Accompagnatrice alors que celles-ci s'étaient absentées quelques instants. Alors qu'elles étaient dehors à l'autre bout du restaurant, et nous à l'intérieur, nous l'avons entendu hurler - sans toutefois comprendre un mot. On ne sait même pas si c'est un élève qui a pris la bouteille, volontairement ou pas, mais le scandale était en cours. Notons toutefois que lorsque les élèves m'avaient caché mon sac dans le bus quelques jours plus tôt pendant que je les comptais - étant prof de maths j'ai été tout désigné en tant que compteur officiel pendant tout le voyage - je n'en avais pas fait un scandale, puisque ce n'était pas méchant et juste 'pour la blague', et cela n'avait pas eu l'air non plus de les déranger.
Mais là un jus d'orange qui disparait - involontairement j'en suis convaincu - et c'est le drâme.
Un des élèves lorsqu'il était passé près de nous nous avait d'ailleurs glissé "eh ben, le reste du voyage va être agréable"...
Elle s'est au bout du compte finalement retrouvée avec 3 bouteilles de jus d'orange.

Elles ont tranquillement terminé le petit déjeuner pendant que nous gardions la quarantaine de gamins qui avaient déjà fini et s'étaient regroupés dans le hall, attendant encore vvingt bonnes minutes qu'elles daignent finir.

Retour au bus, où les élèves demandaient - et attendaient depuis la veille au soir - qu'on leur passe le film Troie. C'est alors que j'ai entendu de la bouche de l'Accompagnatrice les phrases parmi les plus hallucinantes de ce voyage:
Cela a commencé par un "je sais pas s'ils l'ont mérité" - c'est sûr, empêchons les élèves de faire quoi que ce soit dans le bus et surtout ne les occupons pas avec un film - et finalement par un mémorable "j'ai d'abord un livre à finir, ensuite peut-être".
C'est là que j'ai eu confirmation qu'il y avait d'un côté deux personnes en voyage qui pensaient que les élèves les accompagnaient, et de l'autre, deux personnes qui accompagnaient des élèves en voyage...

Le voyage s'est terminé sans encombres - et avec la diffusion de Troie, une fois le livre effectivement terminé - et fut seulement marqué par une remontée de l'Accompagnatrice sur les sièges de l'avant du bus - elle n'y avait jamais mis les pieds de toute la semaine - une heure avant l'arrivée, sans doute pour pouvoir faire son arrivée triomphale devant le collège et les parents.

Bilan du voyage: le voyage en lui-même ou avec les élèves, bien, rien à dire, mais alors entre accompagnateurs, merci... Je repartirai sans problème pour accompagner des voyages mais cela dépendra maintenant de qui est du voyage; une fois ça va ...

samedi 21 avril 2007

The last, but not the least...


Dernier jour en Italie, 7h40, tous les élèves sont dans le bus, les bagages chargés, prêts à partir pour les dernières visites de la Rome antique.
Seul petit soucis, les élèves s'étaient placés dans le bus de telle façon que mon collègue n'avait plus de place pour s'asseoir à l'endroit habituel - les deux accompagnatrices se réservant depuis le début 2 sièges côte à côte chacune. Celui-ci fait donc déplacer les élèves pour se dégager des sièges. Ce à quoi l'Accompagnatrice s'est exclamé: "mais qu'est-ce que vous faites? JE ne vous ai pas dit de vous déplacer, on est déjà en retard."
En plus de montrer à nouveau tout le mépris l'intérêt porté par l'Accompagnatrice aux deux guignols accompagnateurs que nous étions, il convient de préciser qu'il était, donc, 7h40, que nous avions environ 1h de route, rajoutons 30 min dans les embouteillages à Rome pour être large, et à 9h10 nous étions au lieu de rendez-vous. Effectivement si nous avions eu rendez-vous à 9h nous aurions été en retard, sauf que nous étions attendus par la guide (la même que le jeudi) pour 10h.
C'était donc de la part de l'Acommpagntrice soit de la mauvaise foi, soit un problème avec les horaires. Au vu de la semaine que nous venions de passer, j'ai mon opinion là-dessus...

Nous arrivons donc à 9h à Rome, et prévenons la guide qui arrivera 20 minutes plus tard, ce qui se traduira par l'attroupement des accompagnatrices autour de la guide, nous laissant par la même occasion les 49 élèves à gérer.

10 minutes plus tard la visite commence, quelques secondes après qu'une des élèves ait trébuché sur une racine et se soit égratigné le coude. Nous voila donc à la soigner avec quelques élèves autour qui nous aidaient. Alors que nous essayions de faire notre possible avec ce que nous avions, l'accompagnatrice, qui n'avait même pas dû voir ce qu'il s'était passé, est venu féliciter les élèves qui nous donnaient un coup de main par un très amical "je vous signale que vous êtes sensés écouter et prendre des notes".

La visite guidée s'est achevée le matin au niveau du Colisée, que nous avons visité juste après manger, avant de nous séparer en deux groupes jusqu'au soir.
Ne restait plus qu'un petit soucis à régler: les élèves avaient écrit des cartes postales mais n'avaient pas encore pu acheté de timbres. Nous avions - entre accompagnateurs - décidé d'acheter les timbres chaque groupe de son côté, ce à quoi il m'a été rétorqué - je ne vous dirai pas par qui, je vous laisse trouver - "Ils ne sont pas à Rome pour acheter des timbres! En plsu le programme de cette après-midi est chargé, alors à moins que vous ne fassiez pas tout le programme..."
J'aime les sous-entendus moisis ...

Nous nous sommes donc séparés en deux groupes aux alentours de 14h30, et le 'programme chargé' de l'après-midi s'est achevé à 16h30. Les élèves n'ayant pas pu voir la fontaine de Trévi le premier jour, nous avions décidé de les emmener puisque nous avions le temps, et de leur laisser quartier libre pour qu'ils puissent acheter des souvenir/glaces/autres ... (nous avions acheté les timbres entre temps, le problème était réglé).

Nous sommes alors tombé sur des élèves de l'autre groupe, qui étaient en quartier libre aussi, à la seule différence qu'on ne leur avait pas dit qu'ils devaient acheter les timbres ("-ah bah c'est vous qui deviez les acheter" "-ah non on s'était mis d'accord avec Mlle M., on faisait ça par groupes, on ne vous l'a pas dit?" ...) et qu'ils avaient dû insister auprès des accompagnatrices pour qu'elles les emmènent là.

Nous avons aussi rencontrer les accompagnatrices et néanmoins collègues , qui nous ont dit leur avoir laissé jusqu'à 18h. J'ai également apprécié la remarque de l'accompagnatrice qui m'a avoué n'avoir pas vu grand chose des monuments visités, trop occupée qu'elle était à faire avancer les derniers. C'est marrant quand même, c'est ce que nous faisions depuis le début - et avec tous les élèves - et là elles trouvaient que ca n'allait pas assez vite...

Nous avons donc récupéré les élèves à 17h30 et les avons emmené voir la Place d'Espagne, après quoi nous sommes retourné au restaurant où nous avions rendez-vous à 19h. Nous sommes arrivés à 18h55, l'autre groupe attendait devant depuis 30 minutes ...

Une fois assis à table, c'est alors que l'accompagnatrice s'est plaint de mon collègue qui aurait "désobéi à un ordre direct" en faisant soi-disant avancer les élèves de quelques mètres alors qu'elle leur avait interdit de s'avancer - une sorte de défilé se déroulant au même moment dans la rue. Renseignements pris, il s'avère en fait que celui-ci avait simplement demandé à quelques élèves de se pousser un peu pour que notre groupe qui venait d'arriver puisse se placer avec les autres devant le resto. Elle était limite au bord de la crise de nerfs alors que depuis le premier jour, nous avions nous même été contredit plusieurs fois - et réellement - et cela ne semblait pas déranger qui que ce soit ...

Nous étions dans le restaurant avec un autre groupe de français, et donc une centaine de gamins au bas mots étaient en train de manger et de discuter. En écoutant le bruit ambiant, cette chère Accompagnatrice s'est alors fendue d'un "c'est pour ça qu'il fait bien les cadrer sinon ca donne ça".
Personnellement, étant d'un bout de la salle, avec 100 gamins de l'autre, je suis bien incapable de pouvoir discerner quels étaient ceux qui parlaient, et je ne pense pas que nos élèves faisaient moins de bruit que les autres...

Le repas devait être terminé pour que nous puissions repartir à 20h, et nous sommes effectivement repartis de Rome à 21h30 - le bus étant resté bloqué dans les embouteillages.

On tient le bon bout ...

vendredi 20 avril 2007

Et un, et deux, et trois ...


Troisième jour, vendredi matin, le petit déjeuner se passe sans incident particulier - on n'entend même pas les accompagnatrices, qui sont arrivées une fois de plus les dernières, mais on va dire que c'est parce qu'elles vérifiaient qu'il n'y ait plus personne dans les étages.
Ensuite, départ pour Pompéi, où nous aurons une visite guidée par un guide - forcément - qui rendra les choses intéressantes.

Mais comme toute visite, même si nous n'avons rien gagné de particulier, je pense que nous avons dû tout de même battre un quelconque record.
Nous avons même eu la visite à l'arrière du groupe des accompagnatrices qui venaient nous dire qu'il fallait faire avancer les gamins plus vite, que "même le guide trouve qu'ils sont lents"

Et oui, aussi étrange que cela puisse paraître, des enfants qui visitent Pompéi ne trouvent rien de mieux à faire que de prendre des photos, non mais où va-t-on je vous le demande... L'Accompagnatrice s'est même essayée à faire avancer plus vite tout ce petit monde - ce sera d'ailleurs la seule fois où elle honorera l'arrière du groupe de sa présence, trop occupée le reste du temps à cavaler en avant, toujours à moins de 2m du guide. Elle y est donc allée à coups de "Allez, plus vite, pas de photos, on n'a pas le temps, faut avancer" ce qui n'a d'ailleurs pas eu beaucoup d'effet sur la rapidité du groupe.
Comble de malchance, Pompéi était en effet en plus envahie de touristes et autres groupes en visite, ce qui fait qu'à moins de marcher sur les gens et de les bousculer, il fallait bien ralentir par moment pour éviter le carambolage.
Vers la fin de la visite, nous avons frôlé la crise lorsqu'au moment de revenir sur nos pas - le guide n'était plus là, c'était les accompagnatrices qui menaient la troupe - un(e) élève a dit "encore?" - visiblement c'est quelque chose de grave...

Nous sommes ensuite allé manger et c'est là qu'a eu lieu le seul incident notable du voyage entre élèves, puisque l'un deux, que nous appeleront B. a flanqué un coup de pied dans les côtes d'un autres, pour une obscure histoire de gateau. Après avoir attrapé le donneur de coup et l'avoir isolé, à côté de moi, du reste du groupe en attendant qu'il se calme pour essayer d'y voir plus clair, les accompagnatrices sont arrivées quelques minutes plus tard - au moment où on allait repartir dans le bus, elles n'avaient pas bougé le petit doigt jusque là - pour sermoner le vilain garçon.

Direction donc le musée de Naples, ou la visite serait libre et en deux groupes: avec deux accompagnateurs d'un côté et deux accompagnatrices de l'autre.
Renseignement pris de notre côté, les photos nétaient autorisées mais sans flash. Nous avons donc prévenu les élèves quatre ou cinq fois de débrayer leur flash et que si nous en voyions un, leur appareil serait confisqué jusqu'à la sortie du musée.
La visite commence - signalons au passage la fantastique organisation du musée de Naples qui n'indique nulle part un quelconque sens de visite ni d'indications sur les salles - premier flash: appareil confisqué; deuxième flash: autre appareil confisqué; troisième flash: troisième appareil confisqué - à chaque fois une personne du musée venait nous faisait fort justement remarquer "no flash!".
Nous avons continué la visite et sommes retombé sur l'autre groupe, dont cela ne semblait déranger personne qu'ils prennent des photos avec flash alors que c'était interdit.
Signalons au passage que c'est cette même Accompagnatrice qui avait essayé de nous faire entrer dans la Basilique St-Pierre par une sortie. Ah c'est sûr il y avait beaucoup moins de queue dans ce sens là...
J'avais surement dû rater ce chapitre dans le petit manuel du parfait accompagnateur: "règle n°3bis: interdire aux élèves de parler de leur voyage, mais entrer par les sorties et utiliser le flash là où c'est interdit"

Retour ensuite au bus, direction l'hôtel, et c'est là que ce cher B. n'a eu de cesse de se faire remarquer par ses réflexions et son agitation. Manque de chance, j'étais assis juste derrière lui et assez peu disposé à le supporter davantage après ses exploits du midi. Je l'envoie donc s'asseoir dans le fond du bus, là où veillaient les accompagnatrices, pensant que cela le calmerait - nous avions hérité de notre côté d'un élève qui avait migré dans le sens inverse. Loin de là, ce cher B., découvrant que les profs aussi ont des prénoms, s'est alors mis à balancer ses vannes de plus belles, et ses réflexions à mon encontre: "retournez-vous Mr C.! (où C est mon prénom)", "je vous ai pas appelé mr C. !" "qu'est-ce qu'il y a Mr C. ?" ce qui avait pour effet de faire bien rigoler entre autres les deux accompagnatrices autour de lui. ("règle n°2: rigoler des blagues insolentes des élèves à l'encontre des guignols accompagnateurs").

Evidemment, de retour à l'hôtel, une petite explication en privé s'est imposée, et je ne l'ai ensuite plus entendu - il a d'aileurs passé le repas avec nous et a commencé par s'excuser.

Le repas passé - sans un seul "vous faites trop de bruit!" (!) - tout le monde a regagné sa chambre et c'est là que nous avons vu les accompagnatrices descendre pour la première fois discuter avec nous du programme du lendemain. Ce qui est quand même un peu dommage c'est que c'était aussi la dernière puisque le lendemain soir on repartait pour le collège...

Plus qu'une journée à tenir...

jeudi 19 avril 2007

Et de deux ...


Nous voila donc au deuxième matin, petit déjeuner sans incident, départ en bus pour Ostie.
Arrivés là-bas, on rejoint notre guide qui nous fera la visite des ruines, et que l'on retrouvera aussi pour la viste du Rome Antique le samedi matin. Il faut croire qu'on avait de la chance puisqu'en plus des accompagnatrices, le guide aussi était une nevrosée du bruit, puisqu'elle nous a dit ne pas supporter le bruit des chewing-gums - ça ça peut se comprendre, c'est normal - mais aussi le bruit des appareils photos jetables que l'on remonte...
Si la visite guidée est certainement intéressante, le fait que la guide ne parle pas plus fort alors qu'il y a quand même 49 gamins autour d'elle et pas forcément juste à côté - et que nous ne sommes pas non plus les seuls à visiter Ostie ce matin là - fait que certains élèves vont vite décrocher. Bon en même temps, certaines choses qu'elle disait ne me paraissait pas si accessible que ça pour des gamins de 12 à 15 ans.

La visite se termine, on mange, et on repart pour Tivoli et la visite de la Villa Hadriana.
Là encore pas grand chose à dire, la visite - libre et en deux groupes - s'est bien passée, et nous voilà de retour à l'hôtel pour le repas, prévu à 20h.

A 20h donc, tout le monde est à table, prêt à manger, sauf les deux accompagnatrices, qui arriveront avec 10 bonnes minutes de retard. D'un autre côté, elles sont toujours les dernières depuis le début... Et les élèves pendant ce temps là ont le malheur de parler entre eux, au lieu d'attendre en silence - c'est quand même incroyable une pareille attitude.
A leur arrivée, les deux accompagnatrices se fendront tout de même d'un agréable
"NON MAIS C'EST PAS VRAI! ON VOUS ENTEND DEPUIS LE HAUT! ON VOUS A PAS DEJA DIT DE FAIRE MOINS DE BRUIT ?"

Donc visiblement, faire attendre 53 personnes et arriver avec 10 minutes de retard ne justifie pas de s'excuser...
Pour ce qui est du bruit, il faut rappeller qu'une cinquantaine de personnes qui parle dans une petite pièce fait inévitablement du bruit, qu'aucune porte ne séparait la salle de restaurant et le reste de l'hôtel, et surtout que puisque nous étions seul dans l'hôtel, il n'y avait absolument personne d'autre dans les étages, puisque tout le monde était en bas. Ajoutons à cela le fait que même depuis nos chambres nous entendions les cuisiniers lorsqu'ils étaient en bas, et je vois mal comment on ne pourrait pas entendre depuis le haut les paroles des personnes qui sont en bas. Bref ...

Mon collègue, qui tenait à ses oreilles, avait décider d'aller manger à une table d'élève et d'envoyer à notre table une élève qui s'était particulièrement distinguée dans la journée - ou comment joindre l'utile à l'agréable - ce qui n'a pas l'air d'avoir plu à l'Accompagnatrice, puisque je l'ai entendu parler de "(...) guignol (...) qu'est-ce qu'il vient foutre là celui-là? (...)" et autres réflexions du même genre entre accompagnatrices.

Le repas s'est terminé, tout le monde est remonté dans ses chambres.
Nous avons alors vu descendre l'accompagnatrice qui venait nous informer que les filles se faisaient appeler par téléphone dans leurs chambres par les garçons - l'hypothèse que les filles s'appellent entre elles avait déjà été rejetée, sans que l'on sache pourquoi.
Nous avons donc rendu une petite visite à chaque chambre de garçons et pris avec nous les téléphones. Bizarrement, cela n'a pas empeché les téléphones des filles de continuer à sonner, mais ce n'était plus notre problème....

A suivre.

mercredi 18 avril 2007

Premier jour


Le voyage de nuit s'est poursuivi sans trop d'encombre, juste ponctué d'un "vous ne vous levez que si JE vous le dis" de l'Accompagnatrice (je mettrai une majuscule à accompagnatrice, non pas que la personne soit d'une quelconque importance, mais pour faire la distinction), faisant du même coup passer les trois autres accompagnateurs pour ... bien on en sait pas trop mais visiblement pas des accompagnateurs puisque nous n'avions apparemment pas notre mot à dire.

Si la pause de la veille au soir avait commencé à donner le ton, le petit-déjeuner du mercredi matin a continué sur la même voie.
En effet, après avoir fait monter les élèves dans la salle d'un restaurant d'autoroute qui nous été reservée, et que ceux-ci se soient assis à leurs tables, l'Accompagnatrice est passé vers chacun d'eux pour savoir ce qu'il voulaient comme boisson chaude.
De notre côté - ceuli des accompagnateurs - nous avions eu l'idée - qui nous paraissait alors bonne - d'envoyer les élèves table après table aux toilettes, ce qui nous permettrait d'éviter par la suite une queue de plusieurs minutes le temps que chaque élèves y aille après manger.
La première table y va, revient, la deuxième table, ... et au moment d'envoyer les élèves de la troisième table, ceux de la première qui étaient revenus se sont afit enguirlandés parce qu'ils n'étaient pas là au moment de prendre la commande, et ceux que nous venions d'envoyer se sont fait retourner à leur place.
C'était donc confirmé, nous n'avions effectivement pas notre mot à dire. Bon, en même temps ça se comprend, ils ont dû commander après tous les autres qui l'avait déjà fait.. Vous ne trouvez pas ça grave ? Nous non plus, mais appremment ça devait l'être.

Après que nous soyions passés pour des guignols une première fois - parce qu'évidemment ce ne sera pas la dernière du voyage - et que les élèves soient tous passés aux toilettes, faisant perdre par la même occasion un bon quart d'heure, nous avons repris la route vers Rome, sans autre incident notable, juste les "vous faites trop de bruit! Je veux que tout le monde baisse d'un ton!" des accompagnatrices.

Arrivés à Rome vers 14h, après avoir mangé, nous nous sommes lancé dans une course contre la montre. C'était sensé être une visite de Rome mais visiblement il devait tout de même y avoir une tentative de battre un quelconque record de vitesse, puisque les deux accompagnatrices, à l'avant du groupe, fonçaient, sans s'occuper de savoir si le reste suivait ou pas.
Ce qui nous a ammené à franchir un passage piéton avec de l'autre côté la partie avant du groupe qui était passée, des élèves qui se retrouvaient à courrir sur le passage piéton pour ne pas se faire écraser par les voitures qui venaient de démarrer, et nous, avec l'arrière du groupe, qui n'avions pas traversé.
C'est quand même étrange que 53 personnes n'arrivent pas à traverser en quelques secondes un passage piéton...

Evidemment ce qui devait arriver arriva, le temps que le feu repasse au rouge et que nous puissions traverser, la partie avant du groupe avait disparue. Nous avons donc continué, avec notre groupe restreint, puisque nous savions plus ou moins où aller: les élèves avaient un carnet avec le programme de la visite - et heureusement parce que si nous avions attendu que l'Accompagnatrice nous tienne au courant du programme, on serait encore en train d'attendre dans le bus. Nous avons donc visité ce qu'il y avait à visiter tranquillement et avons fini par retrouver l'autre groupe, qui en fait s'était mis à notre recherche. Et le plus beau est qu'on a faillli se faire enguirlander, j'ai été gratifié d'un très beau "faut plus nous refaire ça!" par l'Accompagnatrice visiblement enervée et qui ne s'est pas posé la question une seconde que si nous en étions là c'était peut-être parce qu'elles ne nous avait pas attendu...

La visite s'est ensuite poursuivie, toujours au pas de course, et nous sommes ensuite retourné au bus pour aller à l'hôtel.

Une fois arrivés là-bas, et passée l'agréable surprise qu'a eu l'Accompagnatrice de découvrir que les filles allaient être réparties sur deux étages, et nous avoir lancé un "On se demande pas qui va devoir surveiller les deux étages" - non on se demande pas, nous on surveille les garçons, et c'est pas de notre faute non plus si l'hôtel n'a pas plus de chambres par étage.
Nous sommes ensuite descendu manger dans une salle pas très grande, mais où il a quand même fallu caser 49 élèves, 4 accompagnateurs et 2 chauffeurs de bus. Evidemment, même en parlant normalement, lorsque les 49 s'y mettent - on peut penser qu'ils aient des choses à se dire, après avoir passé une journée à Rome et se soient installés dans leurs chambres - le bruit devient vite relativement important. Et bien sûr, la première chose - la seule chose ? - que les accompagnatrices aient dit de tout le repas ce sont des "IL Y A TROP DE BRUIT!" "JE VEUX QUE TOUT LE MONDE BAISSE D'UN TON!", nous faisant perdre par la même occasion quelques dixièmes d'audition.

J'ai alors eu le malheur de leur faire remarquer que de toute façon 49 élèves dans une petite pièce ca ferait forcément du bruit et que finalement c'était comme au self du collège. A partir de ce moment la petite phrase à la mode a été "VOUS N'ETES PAS AU SELF" l'air de dire qu'au collège ils avaient le droit de faire n'importe quoi et ce qu'il voulait, mais qu'ici ils allaient filer droit. Pour l'anecdote, les accompagnatrices font parti des quelques rares personnes qui n'ont JAMAIS mangé de l'année au self..

Nous sommes ensuite remonté chacun dans sa chambre pour enfin dormir dans un vrai lit, les élèves ayant été calmes - encore mieux que ce que nous espérions - prêt à reprendre des forces pour la journée du lendemain.

mardi 17 avril 2007

Voyage, voyage ...


Il y a une semaine jour pour jour, j'étais dans un bus en train d'accompagner 49 élèves en voyage scolaire en Italie. C'était mon premier voyage en tant qu'accompagnateur, et je suis pas prêt de l'oublier. Juste pour mettre les choses au clair dès maintenant, nous n'avons perdu personne - mais si pour certains cela ne nous aurait pas dérangé - aucun blessé, juste une égratignure au coude. Même les élèves se sont plutôt bien comportés.
Si je ne suis pas prêt de l'oublier c'est que j'aurai au moins retenu une leçon: ne plus partir avec des accompagnateurs que l'on ne connait pas très bien.

Et pourtant je savais plus ou moins dans quoi je mettais les pieds, les collègues m'avaient prévenus que ça risquait d'être mémorable, le "tu nous raconteras" avec un demi-sourire au coin des lèvres ne mentait pas...
Bref, pour, et avec les élèves, tout s'est globalement bien passé, mais par contre entre accompagnateurs, on a frôlé la crise plusieurs fois - mais j'aurai l'occasion d'y revenir.

Pour ne rien oublier de ce voyage, je vais donc en faire un 'compte-rendu' jour après jour.

Remontons donc une semaine en arrière, mardi dernier, pour le jour du départ.

Celui-ci était prévu à 12h30, et effectivement à 12h30, le bus était là, les élèves aussi, les bagages en train d'être chargé, les parents d'élèves prêts à regarder partir leur progéniture, tout allait apparemment bien, on serait même quasiment à l'heure.

Evidemment cela n'allait pas durer - sinon ce ne serait pas drôle - et le coup d'envoi des ennuis a été donné par une mère d'élève qui a remarqué ce qui semblait être un défaut du pneu avant gauche du bus. Vérification faite avec le chauffeur et la chef, il s'avèrait effectivement que le pneu présentait un défaut, un espèce de plat avec une bosse au milieu.
Pour le chauffeur, comme pour son patron qu'il venait d'appeller, cela n'était pas grave et n'empechait pas de faire les 1300km de route. Par prudence, la chef a tout de même appelé la gendarmerie pour qu'elle vienne constater la chose.

Celle-ci arrive donc 10 minutes plus tard, les deux gendarmes sortent de leur véhicule, regardent le pneu, le touchent... et ordonnent l'immobilisation du bus.

Les élèves sont donc ramenés dans la cour du collège, les parents s'en vont, et les gendarmes passent le bus en revue complétement pendant que la chef contacte la compagnie de transport et l'organisme de voyage.
On apprendra ainsi par la suite que le contrôle technique du bus serait périmé le lendemain du départ - mais qu'ils avaient 30 jours à partir de cette date pour le faire passer au contrôle technique. L'après-midi se passe, les heures avancent mais l'heure du départ recule...
On passe alors de "on va changer les deux roues avant du bus et vous pourrez partir" à "on vous envoie un autre bus, plus récent". Seul petit 'problème', le-dit bus avait encore 3h de route avant d'arriver.

Il finit par arriver aux alentours de 18h mais il est hors de question de partir tant que la gendarmerie n'aurait pas inspecté le nouveau bus, inspection à la suite de laquelle nous ne pouvons toujours pas partir puisque cette fois le bus est bien, mais il manque les papiers.
On a eu beau cherché partout, on n'a pas trouvé de caméra cachée.

Finalement, les papiers ont pu être faxés et nous avons pu partir, à 18h45, soit plus de 6h en retard par rapport à l'horaire prévu. Heureusement le mercredi, aucune visite guidée ni à heure fixe n'était prévue, le seul problème à régler - et qui a été réglé - étant celui du petit déjeuner qui ne pouvait plus être pris à l'endroit prévu.

Le reste de la journée du mardi - dans le bus - s'est plutôt bien passée, ponctuée de (trop) nombreux "VOUS FAITES TROP DE BRUIT" hurlés par les accompagnatrices - nous étions deux accompagnateurs et deux accompagnatrices, dont l'une des deux était à l'origine du voyage, cela aura son importance par la suite.

La pause casse-croûte du soir nous a donné le ton de la suite des évenements lorsqu'en discutant entre accompagnateurs de la nuit qui arrivait et de certains élèves qui ne dormiraient pas, mon collègue a lancé une phrase du type "chez moi, on dit qu'on ne peut pas faire boire un âne qui n'a pas soif" - parlant de ceux qui ne voudraient pas dormir - ce à quoi il s'est vu répondre par l'accompagnatrice: "chez moi, on m'a dit qu'on devait surveiller les élèves".

Ca promettais... et effectivement, ça n'a pas déçu ...

vendredi 6 avril 2007

Raté ...


Bien tenté, mais raté.

En effet, mercredi denier, un élève a voulu tenter une expérience alors qu'il était en étude. Maintenant grâce à lui, on sait que mettre une paire de ciseau dans une prise de courant prive d'électricité les salles alentours.

Ce qu'il a raté par contre, et que par conséquent on ne connait toujours pas, c'est la résistance au 220V d'un élève normalement constitué de la classe de 4A - et donc plus tard il faudra aussi faire l'expérience sur un élève normalement constitué d'une classe là encore normalement constituée, pour pouvoir comparer.

Bref, raté pour cette fois...

mercredi 4 avril 2007

J'vous écrit une petite bafouille ...


Récit d'une heure de cours presque ordinaire en ce moment avec les 4B et particulièrement T. (dont je vous ai déjà parlé)