lundi 8 novembre 2010
Un élève croit-il ce qu'un prof lui dit ?
Évidemment que non. Il est donc nécessaire parfois, pour leur faire comprendre une notion, d'utiliser des moyens moins conventionnels que le "Si je vous le dis c'est que c'est vrai, faites-moi confiance".
C'est ce qu'il s'est passé ce matin, en 5e, lors d'une correction d'exercice qui consistait à calculer de la façon la plus simple possible une expression. Il y a avait bien sûr la méthode 'calculatrice' qui consiste à calculer bêtement sans se préoccuper de la complexité des calculs puisque de toute façon il suffit de laisser faire la calculatrice - méthode préférée de la quasi-totalité des élèves- et la méthode plus intelligente qui permet de le faire 'à la main' - méthode détestée de la quasi-totalité des élèves.
Amandine passe donc au tableau proposer sa solution, qui est la plus simple pour elle, à base de multiplications de nombres décimaux.
Il faut savoir qu'en général, la vue d'une virgule au milieu d'un nombre situe pour l'élève moyen le niveau du calcul juste entre infaisable et impossible. Mais là, non.
- c'est la méthode la plus simple ?
- oui.
- sûre ?
- bah oui !?
C'était donc l'heure d'un petit concours de rapidité: à ma gauche, Amandine, qui commençait à comprendre qu'elle allait trouver ça moins facile sans sa calculatrice; ne restait plus qu'à trouver un challenger à sa hauteur. Or il se trouve que j'ai la chance - lui ne le voit peut-être pas tout à fait comme ça - d'avoir un élève avec le bras dans le plâtre, et qui découvre, pour quelques jours encore, comme il est amusant d'écrire de la main gauche quand on est droitier.
À ma gauche, donc, Amandine qui écrit de la main droite sans sa calculatrice et avec la pire des méthodes, et à ma droite, Vincent, son plâtre, qui écrit de la main gauche la bonne méthode. Top départ !
Comme espéré (heureusement d'ailleurs), vainqueur par K.O., Vincent et son plâtre, qui avaient fini alors qu'Amandine en était encore à contempler les deux calculs qui lui restaient à faire.
Vincent a alors regagné sa place sous les applaudissements de ses camarades, tout comme Amandine
honteuse et huée.
Tant qu'on est dans les 5D, il semblerait que pour au moins l'un d'entre eux, après le cercle inscrit et le cercle circonscrit, il existe un autre type de cercle:
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lundi 16 février 2009
S'il n'y a pas eu de mise à jour récente, ce n'est pas parce qu'il n'y ne se passe plus rien, bien au contraire. Entre les préparations, les corrections, les réunions diverses et variées (et un peu trop fréquentes en ce moment d'ailleurs), le temps se fait court.
Mais heureusement tout va bien.
Tout va bien:
nous aurions normalement dû accueillir un 36e élève dans une des secondes, mais celui-ci n'a pas encore fait son apparition - même pas encore arrivé et déjà absent (?).
Cette même classe de seconde 2, dont j'ai dû expliquer à plusieurs des apprenants que si on demande un type de calculatrice précis à l'entrée en seconde, ce n'est pas pour embêter papa et maman qui devront racheter une calculatrice, mais que c'est de ce type de calculatrice dont on aura besoin. Mais non, "40€ c'est trop cher!" ou encore "c'était pour la calculatrice ou pour le portable" et évidemment c'est le forfait du mobile qui a gagné le match par KO.
C'est du coup plutôt dur de faire la séance prévue sur l'utilisation de la calculatrice, quand la moitié d'un groupe n'a pas de calculatrice adaptée - pour toutes les plus mauvaises raisons possibles - et que l'autre moitié la laisse chez eux, parce qu'"ils ne savaient pas qu'on en aurait besoin en maths" (sic) ...
Cette même classe dont j'ai menacé les élèves d'heures de colle si les cours n'étaient pas rattrapés d'ici vendredi, jour de la vérification. Les pauvres petits ont en effet autre chose à faire que de s'inquiéter de ce qui a été fait pendant leurs absences (justifiées ou pas d'ailleurs, le résultat est le même …) et viennent ensuite tout naturellement se plaindre qu'ils ne comprennent pas ou qu'ils ratent les devoirs.
- Monsieur, je comprends pas
- t'as rattrapé la leçon ?
- ben non
- tu attends quoi ?
- je savais pas …
Heureusement qu'il y a toujours des
têtes à claques gentils apprenants qui passent leur temps à remettre en cause tout ce qu'on peut leur dire - sans jamais se remettre en cause, eux, non mais et puis quoi encore ? - et faire des commentaires sur tout, et surtout des commentaires.
Bref, tout va bien. Et encore il ne s'agit là que d'une de mes classes de secondes, l'autre étant en train de tourner de la même façon…
Mais heureusement, vendredi aura lieu le carnaval, les élèves pourront venir en cours déguisés, et un jury désignera en dernière heure de la journée le plus beau déguisement lors du concours organisé à cette occasion, à la place de la dernière heure de cours. Après tout, il faut bien qu'ils s'amusent ces petits lycéens…
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mardi 25 novembre 2008
Avant toute chose, et parce que je vous vois bien arriver, non, il ne sera pas question une nouvelle fois ici des élèves. Non. "Ils", mais j'aurais pu dire "nous" sommes mauvais, nous, professeurs de maths de mon lycée. Inutile de nous voiler la face plus longtemps, les preuves sont là, irréfutables et accablantes …
La première, et pas des moindres, fut assénée à l'une de mes collègues, par la proviseur adjointe en personne: les moyennes de maths sont très mauvaises, il y a donc un problème en maths. Et oui, le moyennes de classe sont toutes aussi basses les unes quel les autres, quelque soit le prof de maths considéré. Heureusement, la situation a été soufflée par la même proviseur adjointe, "et si vous leur faisiez des petits contrôles plus simples pour remonter les notes ?".
Donc c'est clair: les devoirs que l'on donne sont trop durs, trop longs (toujours, évidemment), et les pauvres petits apprenants se trompent.
Heureusement, du soutien va être mis en place pour ceux qui seront volontaires, il y a des heures pour ça - par contre quand j'en ai demandé pour en faire aux terminales S qui en réclamaient, on m'a répondu, en abrégé mais pas tant que ça, "faites-en si vous voulez, mais pour les payer, on verra quand on aura fait le compte des heures-supp" qu'on pourrait aussi remplacer par "vas-y, on te regarde!"
Bref, nous allons donc avoir l'immense bonheur de participer à une réunion axée sur les 2nde, dans le but de les aider à devenir les futurs génies de demain. Et puisqu'on nous a demandé de réfléchir dès à présent à des solutions possibles, en voici quelques unes qui me sont venues, mais qui ne soulèveront malheureusement pas l'enthousiasme auprès des élèves.
Ils pourraient par exemple (soyons fous!) apprendre les leçons et faire les exercices. Mais bon, c'est un peu extrême, on pourrait avoir les parents sur le dos…
Comme par exemple ce qui est arrivé ce matin à une autre collègue (de maths toujours) que la mère d'un terminale est venu voir parce que son fils lui avait dit que la collègue ne l'aimait pas et lui mettait de mauvaises notes exprès, et qu'à cause de ça son fils était au bord du suicide. Apparemment en classe, il serait plutôt du genre suicidaire décontracté-relax-pas-inquiet mais bon …
Ou encore cet autre élève de 2nde, Maxime, qui s'est décidé au bout de 40 minutes (véridique) et après un tableau rempli de leçon, à commencer à la recopier. Malheureusement, ma remarque sur sa vivacité à noter la leçon ne lui a pas plus et en plus, comble de l'acharnement, j'ai effacé le tableau juste au moment où il se mettait à recopier. Aujourd'hui, soit 5 jours plus tard, le mot sur son carnet était signé mais la leçon toujours pas recopiée, et en plus il avait l'air étonné que je lui demande…
Citons également Tomas, qui, 5 jours après la leçon sur les intervalles
où ils ont vu la notation de l'infini ∞ me demande de refaire un "exemple avec le 8", ou encore Kévin, qui n'a pas compris comment on trouvait l'union ou l'intersection de deux intervalles, mais n'est même pas capable de donner la définition des termes…
Rajoutons à cela ceux qui justifient leurs absences par 'pont' ou 'grève' - qui ne se cachent donc même plus d'être des fumistes complets - ou qui reviennent en cours sans avoir justifié quoi que ce soit de leurs absences et qui regardent avec des yeux ronds quand on leur demande de le faire au plus vite.
Et à côté de tout cela, on retrouve Manon (oui, la Manon de 3A de l'an dernier) qui m'informe, le plus naturellement du monde, qu'étant donné que les maths ne l'intéressent pas, se met au fond de la classe pour pouvoir discuter sans me déranger, et ne comprend donc pas que je la reprenne à chaque fois. Ou encore Kévin (le même) qui ne comprenait pas que je lui mette une punition parce qu'il parlait tout le temps ("c'est normal, moi quand il ne se passe rien, je parle un peu pour passer le temps", le 'quand il ne se passe rien' étant le moment où je me tais pour attendre le silence …)
Et enfin, Marine - 2nde toujours - qui tout simplement, alors que je lui demandais là encore de me réciter une définition du cours - l'interrompant par là même dans son intense contemplation de la fenêtre - me dit ne rien comprendre à mes cours (que l'on soit bien clair, ce ne sont pas les maths qui sont en cause, mais bien mes cours, moi) et qu'il est donc normal qu'elle s'occupe à autre chose et me réponde n'importe quoi et surtout n'importe comment quand je l'interromps dans son inactivité mathématique.
Là c'est vraiment clair, il y a bien un problème avec les (profs de) maths …
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lundi 27 octobre 2008
Une des premières activités en arrivant en cours ces derniers temps est de justement trouver une salle libre. En effet, les emplois du temps on été modifiés à plusieurs reprises mais sans se préoccuper de savoir si les salles attribuées sont libres ou pas. J'avais ainsi avant la rentrée un emploi du temps dans lequel j'étais toute la semaine en salle 11. Bien.
Quelques jours plus tard, les emplois du temps des classes sont en ligne sur le site du lycée et j'apprends alors que les élèves n'ont pas les même numéros de salle que moi.
Reste un dernier problème à régler: je suis plusieurs heures dans la semaine en salle 17 ou 18, or, la salle 17 est la salle informatique, réservée comme son nom l'indique aux TP d'info, et en plus limitée à 19 places - je me vois mal y amener une classe de 34 secondes - et la salle 18 est un espèce de local/débarras où 4 tables se battent en duel.
Renseignements pris auprès des collègues: "Quand c'est comme ça, on s'arrange entre nous, ya toujours une salle de libre sur l'étage." (le 1er étage du bâtiment étant principalement 'rempli' de salles de maths).
Mais la vraie nouveauté est arrivée il y a deux semaines: un vingtaine d'étudiants plus agés que n'importe qui d'autre dans le lycée, j'ai nommé l'université du troisième âge, qui vient tranquillement, tous les jeudis après-midi, faire ses cours dans nos salles. Il y a deux semaines, ils se sont fait délogés par le collègue de philo qui s'était fait prendre sa salle, et la semaine dernière rebolote, ils s'étaient de nouveau incrusté dans la même salle (et en plus ils font du bruit dans les couloirs, presque pire que nos élèves) …
À part ça vendredi dernier avait lieu l'inauguration du lycée et de la pose de la première pierre du gymnase, en présence du recteur d'académie, du président du Conseil Régional … et à laquelle nous n'étions pas invités: ni profs, ni élèves. Enfin, les membres du Conseil d'Administration ont tout de même été invités, mais pas par le proviseur mais par le président du CR, et de toute façon il n'avait pas été prévu d'aménagement à l'emploi du temps pour pouvoir y être présent.
Certains collègues apprécièrent au passage de voir quelques élèves faire les beaux devant les caméras de télé et être absents ensuite toute la journée.
C'est en effet une autre conséquence de la non-coordination des emplois du temps: la vie scolaire a des emplois du temps qui ne correspondent pas à ceux des classes. Les profs marquent donc certains élèves absents des cours mais comme pour la vie sco ils ne sont pas censés avoir cours, ils ne sont pas marqués absents. Il manque donc dans certaines classes - et particulièrement des terminales - en permanence au moins 4-5 élèves…
Pour finir, un petit lapsus d'un seconde vendredi dernier, qui essayait de donner elle-même un exemple de réciproque et contraposée:
Si Mr M. est prof de maths, ça implique qu'il est doué en maths. La réciproque c'est que s'il est doué en maths, alors il est prof;
et s'il est pas doué en maths, alors il est pas prof c'est la contraception ! euh, la contraposée…
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samedi 27 septembre 2008
Et voilà, une semaine de faite. Premier bilan: le lycée, ça repose plus que le collège, en classe tout du moins. Même mes classes de 2nde à 33 élèves font moins de bruit que la vingtaine de 4e que j'avais l'an dernier. Par contre, niveau préparation, il n'y a pas de quoi s'ennuyer, particulièrement avec des terminales S. J'avoue avoir même eu une petite frayeur à la vue du programme, sachant que j'ai déjà perdu 3 semaines, et qu'il ne faut pas espérer aller plus loin que fin mai pour tout boucler.
J'avais déjà repéré les lieux vendredi dernier, rencontré quelques collègues …
- (collègue de maths à un autre) Tiens, voilà ..., prof de maths.
- (autre collègue) ah, bien ! (se tournant vers l'autre) et celui qui s'était vautré, alors ?
- c'est moi !
L'ambiance a ainsi l'air plutôt bonne, mais on ne peut pas en dire autant des emplois du temps, et particulièrement des numéros de salle: sur mon emploi du temps apparaissait toujours la même salle toute la semaine, mais sur celui des élèves, la salle n'était plus la même. Les emplois du temps ont entre temps changé, et certaines salles réattribuées, et parfois à deux profs en même temps. Un peu gênant quand même …
Heureusement, les salles de maths sont toutes sur le même étage et on s'arrange donc entre nous lorsqu'il y a un problème.
Bref, pour l'instant tout se passe relativement bien (et en plus on a des tableaux noirs, à craies), pourvu que ça dure …
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samedi 6 septembre 2008
Quoi de neuf en cette rentrée 2008 te demandes-tu, ami lecteur ?
Et bien pas grand chose, puisque pour l'instant ma rentrée est prévue pour le 22 septembre. Je profite ainsi, bien au chaud dans mon plâtre et mon fauteuil roulant, des derniers jours de répit avant de rentrer pour de bon. Au moins pourrais-je profiter de ce délais supplémentaire pour mettre au point mes cours. Enfin… il faudra que j'y pense …
En attendant, j'ai eu confirmation que je vais retrouver en 2nde des élèves que j'ai eu au collège, témoin ce mail reçu il y a quelques jours:
Bonjour Mr !
Vous allez biien ?? Ou plutot miieux ??
Alala on étaiit pressé de vous avoiir ! ^^
Rétabliissez vous biien et viite !
Biisxx = )
L'orthographe est d'origine et pour une fois presque correcte, les double 'i' sont là juste "pour faire style" - j'avais déjà eu l'occasion d'en demander la raison pendant l'année, puisqu'elles (ce sont des filles qui me l'ont envoyé) écrivent aussi comme ça sur leurs blogs.
Pauvres élèves, à qui il va manquer trois semaines de maths. J'ai presque envie de verser une larme, tiens.
Parce qu'il faut savoir que pendant ces trois semaines, je ne serai pas remplacé. C'était pourtant facile à deviner quand on sait qu'il manque une trentaine de postes de profs de maths dans l'académie, et que tous les TZR ont été affectés en remplacement à l'année pour pallier ce déficit. Mais évidemment, tous les TZR ne font pas le compte et il reste des postes à pourvoir par des vacataires ou des contractuelles. Alors si en plus il faut assurer un remplacement de trois semaines, faut quand même pas rêver …
Pour l'instant, ce sont donc mes futurs collègues - que je ne connais même pas encore - qui prennent quelques heures avec mes classes. J'espère qu'ils ne m'en voudront pas de ce 'cadeau' indépendant de ma volonté …
Mais …
Qui dit arrêt de travail, dit administration, et qui dit administration, dit rectorat. Et là, on peut commencer à rire - ou désespérer, c'est selon.
J'ai en effet envoyé mon arrêt de travail à mon employeur, que je croyais être le rectorat. Et bien non ! Il fallait en fait l'envoyer au collège. J'ai appris tout cela après un appel au rectorat qui s'est déroulé à peu près comme ça:
- Rectorat bonjour.
- Bonjour, Mr ..., TZR maths, j'ai envoyé un arrêt de travail il y a une quinzaine de jours et j'ai pas eu de nouvelles.
- Vous êtes en maths, c'est ça ?
- oui
- parce que Mr X qui s'occupait des maths est parti et on a pas encore de remplaçant. Mais je vais vous passer ma collègue, elle saura peut-être vous renseigner.
…
- Oui, bonjour ?
- bonjour … TZR … arrêt de travail …
- vous êtes en maths ?
- oui
- je m'occupe pas des maths normalement, c'est Mr X mais il est parti
- oui, c'est ce qu'on m'a dit
- mais bon il vous suffit d'envoyer votre arrêt à votre établissement de rattachement, voilà !
- oui, maintenant je sais, mais le problème c'est que pour l'instant, mon arrêt, il est perdu quelque part au rectorat …
- ah … je vais regarder dans votre dossier … non il n'y est pas. Bah vous n'avez qu'à envoyer une photocopie en expliquant la situation.
- d'accord, merci.Aujourd'hui, 5 septembre, 20e jour sans nouvelles de mon arrêt de travail …
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vendredi 18 juillet 2008
Après quatre ans passés dans différents collèges, j'ai donc eu le droit de passer dans les classes suivantes: je serai donc en lycée à la rentrée prochaine - dans à peine plus de 6 semaines, déjà...
Deux classes de 2nde, une 1ère STL (Science et Technologie de Laboratoire) et une Terminale S, tout ça pour moi.
Pour moi aussi les progressions et la préparation des cours pendant les vacances.
Mais que l'on se rassure, ce lycée n'est autre que celui dans lequel sont partis nos 3e - pas tous non plus, faut pas exagérer - il y a donc une grande probabilité que je me retrouve avec des anciens élèves, de cette année comme de l'année dernière d'ailleurs.
Eux qui se pensaient débarrassés de moi (et réciproquement) ...
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samedi 5 juillet 2008
Réussite de nos 3e au brevet cette année.
Certains diront peut-être que c'est peu, mais c'est toujours plus que ce que nous espérions.
Surtout que cette année, en plus des notes du contrôle continu (arrondies au demi-point supérieur tant qu'à faire), des notes de l'épreuve (qu'on nous a demandé d'arrondir au point - merci les 4 points de présentation qui permettent d'arranger ça), les élèves devaient maîtriser 80% des
compétences du B2i et maîtriser
le niveau A2 en langue vivante, ces deux dernières choses étant éliminatoires.
Les compétences du B2i sont validées tout au long de l'année par les profs, et le niveau A2 était, cette année, évalué globalement par les profs concernés. On savait donc déjà pour certains 3e qu'ils n'auraient pas leur brevet, puisque ne maîtrisant pas le niveau A2.
Et ça a été effectivement le cas pour trois d'entre eux, qui ont une moyenne suffisante pour obtenir le brevet ('suffisante' = pas loin de 10, ce n'est pas non plus brillant niveau notes) mais ne sont pas admis pour cause de niveau A2 partiellement maîtrisé.
Là où cela énerve un peu, c'est lorsqu'on apprend que certains établissements se targuent d'avoir 70% de réussite, tout en se vantant d'avoir donné le B2i et le niveau A2 à tous les élèves (en faisant pareil, nous aurions eu 71% de réussite).
Pour cette fois, l'honnêteté n'aura donc pas payé, et ce sont les élèves qui en auront fait les frais ...
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jeudi 3 juillet 2008
Comme vous le savez, aujourd'hui se termine cette année scolaire qui nous l'espérons, aura été profitable et riche pour l'ensemble des élèves.
Mais si les meilleures choses ont une fin, elles ont aussi un commencement, et c'est ainsi avec une tristesse difficilement dissimulable que nous nous voyons au regret de vous rendre vos enfants, et que commence pour vous cette période bénie de l'année pendant laquelle vous retrouvez avec bonheur votre progéniture pour deux mois.
À vous maintenant de profiter de tous ces instants magiques, qui resteront à jamais gravés dans nos esprits et écrits dans nos rapports, dont ils nous ont gratifié toute l'année durant, de ces petits incidents qui font les heures de colle, à ces grandes insolences qui font les exclusions.
Soyez également assurés de notre plus profond regret à ne pas pouvoir être présent avec vous pour profiter de ces belles et grandes leçons de vie et d'éducation que vous ne manquerez pas de leur prodiguer, et qui nous font, vous le savez bien, tant défaut.
Permettez-nous donc de vous adresser nos meilleurs vœux de réussite pour ces vacances, et que nous puissions nous retrouver à la rentrée prochaine pour une nouvelle année qui sera assurément meilleure que celle-ci, mais moins bonne que la suivante.
Dans l'attente presque impatiente de vous revoir, nous vous prions d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de nos considérations distinguées.
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