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mercredi 30 janvier 2008

So long, my friend ...


Dylan: départ à compter du vendredi 08/02.
Et bien voilà, dans quelques jours maintenant s'achévera l'incroyable épopée de Dylan en 5A, puisque sur décision de justice, il part vivre chez son père. On ne sait pas ce que ça donnera, mieux ou pire, mais en tout cas on ne sera plus là pour voir - ni subir.

Hier soir a également eu lieu un conseil de vie scolaire pour Tristan (3A). Qu'est-ce que c'est que cette chose là ? Grosso modo la dernière étape 'préventive' avant le conseil de discipline. Étaient présents la chef, la gestionnaire, toute l'équipe pédagogique des 3A, une surveillante, une représentante des agents du collège, les délégués et enfin, bien sûr, une génitrice et sa progéniture - Tristan et sa mère, donc. Il a tout d'abord été rappelé les faits reprochés à Tristan, donc le pourquoi de l'établissement de ce conseil, après quoi la parole a été donnée à qui le souhaitait, le but étant de faire comprendre à l'élève la gravité et les conséquences - actuelles et futures - de ses actes, et de trouver une solution pour repartir du bon pied.
Après délibération de l'ensemble des personnes présentes - sauf Tristan et sa mère qui devaient sortir pour l'occasion - il a été décidé de mettre en place une fiche de suivi - chaque prof rapporte sur celle-ci après chaque heure un bilan du comportement de Tristan - l'établissement d'un contrat écrit engageant Tristan à améilorer son comportement: ne plus répondre, avoir son matériel ... sachant qu'au premier manquement au réglement intérieur, le conseil de discipline sera mis en place.

Et ce matin, miracle ! un Tristan méconnaissable: poli, s'est tenu tranquille, il a participé, a posé des questions ...
Pourvu que ça dure ! (et c'est pas gagné, puisque pas plus tard qu'hier, en dernière heure, et donc juste avant son conseil de vie scolaire, il s'était encore fait remarqué)

Même Donovan a été calme, je ne l'ai quasiment pas entendu, il a de lui-même sorti un stylo et une feuille - qu'il n'a pas utilisé, faut pas non plus pousser - et s'est tenu tranquille toute l'heure.
Il faut dire que pour lui, c'est une mesure éducative qui est en train d'être mise en place - et rique de l'être pour Tristan également d'ailleurs.

Bref, il se pourrait qu'enfin (?) un calme relatif revienne en 3A ...

mercredi 23 janvier 2008

C'est officiel, démontré !


Nos élèves sont macabres. Explication.

L'une des dernières trouvailles à la mode en manière d'évaluation des élèves est la MCLCM.
Comment ? Vous ne connaissez pas la MCLCM ?
Je peux pas vous en vouloir je ne la connaissais pas non plus jusqu'à il y a quelques semaines, lorsque mon collègue de Physiques est revenu de stage, annonçant qu'il avait trouvé une méthode 100% légale et facile à mettre en place, permettant de passer la fatidique barre des 14/20 - qui à ce jour reste infranchie, et même inaccessible dans l'état actuel des choses.

Qu'est-ce donc que cette MCLCM ?
Derrière cet acronyme se cache (roulements de tambours) la Méthode Contre La Constante Macabre.
Le principe est fort simple, et je laisse son inventeur vous l'expliquer:
Imaginez un professeur excellent avec des élèves excellents. Si dans un tel contexte, toutes les notes sont bonnes (elles devraient l’être bien sûr), le professeur est montré du doigt, et est considéré comme un professeur laxiste, voire pas très sérieux. Les parents d’élèves et les élèves eux-mêmes suspecteraient a priori un professeur d’une matière importante dont la moyenne de classe serait de 14 ou 15 sur 20. Ainsi, sous la pression de la société, les enseignants semblent obligés, pour être crédibles, de mettre un certain pourcentage de mauvaises notes, même dans les classes de bon niveau : une constante macabre en quelque sorte.
Et comme les profs sont des imbéciles,
Les enseignants sont-ils conscients d’un tel dysfonctionnement ?
Non, en général.
Par contre, on peut noter un peu plus loin qu'"une très forte majorité d’enseignants souhaite la suppression de la constante macabre" - on ne sait pas ce que c'est, mais on veut que ça disparaisse !

Et heureusement c'est possible !
Comment faire pour que les élèves réussissent un contrôle ? Évidemment pas en apprenant leurs leçons, ça risquerait de les traumatiser les petits chérubins. Alors que reste-t-il ? Copier ? Non, pas bien. Il ne reste alors plus qu'une possibilité, leur donner les réponses à l'avance. Concrétement donc, il faudrait donner aux élèves, une semaine avant le contrôle, une liste de points qui seront dans celui-ci: cours, exercices corrigés en classe, et reposer tels quels certains de ces exercices qui compteront pour environ 4/5 du devoir. Les élèves connaissent donc à l'avance les questions et les réponses exactes des 4/5 du devoir. Rajoutons à cela une petite séance de questions/réponses avec les élèves quelques heures avant le devoir, et ils sont alors censés être prêt à faire disparaître la constante macabre.

Premiers résultats des expérimentations ?
- En général, la constante macabre est supprimée.
C'était quand même un peu le but ...
- Les élèves font leurs révisions en confiance, bien moins stressés.
sur ce point, nos élèves ne sont pas stressés par leurs révisions, ils n'en font pas
- Les moyennes de classe augmentent de 2 à 3 points sur 20 mais cette augmentation n’est pas uniforme: certains élèves découragés jusqu’ici mais travailleurs augmentent leur moyenne de 5 à 6 points.
on a donc d'un côté les élèves qui s'en fichent et continuent à réviser comme ils avaient l'habitude et de l'autre ceux qui n'ont toujours rien compris mais qui ont réussi à ressortir bêtement un ou deux exercices appris par coeur et ont leurs points
- Les notes restent étalées, mais cette fois les élèves qui n’ont pas de bons résultats sont responsabilisés: ils savent pourquoi: trop de lacunes antérieures, manque de travail...
Et oui, parce qu'avant ils ne savaient pas qu'en ne travaillant pas ils ne réussiraient pas les contrôles
- Une très forte majorité d’élèves aime ce système.
ceux qui voient leur notes augmenter, oui, surement; du coup pourquoi ne pas donner à tous les élèves au moins 15/20 d'entrée de jeu ? je suis sûr qu'encore plus d'élèves aimeraient ce système.


Bon, dans la pratique, c'est un peu différent. Mon collègue de fisik - c'est comme ça que ça s'écrit, si, si, je l'ai vu sur un des carnets de liaison d'un élève, ça doit être vrai - qui a essayé cette méthode avec les 3e a constaté non pas une hausse de 2 à 3 points, mais une stagnation, ou bien une baisse de la moyenne. 04/20 au dernier devoir pour une des classes, encourageant !
Pour ma part, je leur avait donné un devoir maison reprenant l'essentiel des notions de 3e qu'on avait vu jusque là, et même en une semaine, avec tout ce qu'ils voulaient à disposition, ils ont tout juste été capable d'avoir 11 de moyenne. Pas sur 20 evidemment, sur 30, mais du coup j'ai laissé les notes telles quelles sur 20, à part pour deux ou trois élèves qui se retrouvent avec un 20/20 faute de pouvoir mettre 24/20, pour le reste ca passe inaperçu.
De vraies graines de champions !

mardi 22 janvier 2008

Ouf ...


Dylan (5A) absent toute la semaine, Donovan (3A) exclu du collège mercredi et jeudi, Nicolas (4A) et Geoffrey (4B) sous fiches de suivi... un début discret de commencement de calme relatif en perspective ? ...

lundi 21 janvier 2008

Ah ah qu'est-ce qu'on s'marre ...


c'est en effet tous les jours la fête avec les 3A en ce moment. Pas plus tard que jeudi dernier par exemple, la séance, de durée normale 55 minutes, a été abrégée a bout de 35. Bon c'est de ma faute, j'ai arrêté le cours juste après qu'un stylo m'ait frôlé la tête et rebondi sur le mur à côté du tableau, et j'en ai bêtement déduit qu'on cherchait à me viser avec le stylo. Je me suis donc assis, ait rangé mes affaires et leur ait demandé 'gentiment' - très - de la boucler jusqu'à la fin de l'heure sous peine de recevoir quelques exercices supplémentaires à me faire sur feuille pour le lendemain, ce qui fut fait (pas le silence, les exercices, et encore ...)
Évidemment, personne n'avait vu qui était le lanceur, et inutile de préciser que ce n'était bien sûr personne de la classe. J'ai bien pensé à quelqu'un qui aurait ouvert une fenêtre discrétement, lancé le stylo et serait reparti en courant, mais ce n'est pas possible, il n'y avait pas de trace de pas dans l'herbe... Je dis ça parce que la fin de trajectoire du stylo laisse supposer qu'il était parti des environs de Donovan et ce cher petit m'assure que ce n'est pas lui (tout comme ce n'était pas lui non plus qui avait enduit mon stylo de colle - ah bah si tiens en fait c'était lui, ça alors!) et il était assis près de la fenêtre.
Vendredi, ce dernier n'était pas là, la séance a pu se dérouler normalement: ceux qui voulaient travailler ont travaillé, les autres ont fait semblant, mais pas trop sinon on aurait pu finir par y croire.

Oui, mais... jeudi, juste après mon heure pourrie d'avec les 3A, j'ai eu les 3C, et Gaëlle (pour ceux qui suivent, l'élève de 4B de l'an dernier démasquée grâce à son blog) est venue me voir à la fin de l'heure:
"- Monsieur, il parait que vous avez eu des problèmes avec les 3A
- oui ?
- on vous aurait lancé un stylo ...
- tu sais qui c'est ?
- peut-être..."

Arrivé à ce stade, il faut savoir que ces élèves ont des valeurs profondément ancrées au fin fond d'eux-mêmes, et notamment le 'je suis pas une balance' qui fait qu'à la moindre anerie, tout le monde couvre tout le monde. Il faut donc ruser pour leur faire dire des choses sans les dire.
"- la première lettre du prénom est dans les cinq premières de l'alphabet ?
- (avec un grand sourire) possible ..."

Bon, procédons par élimination: dans ce coin il y avait Tristan, Frédéric, Donovan...

J'ai donc rédigé un rapport - si on veut pouvoir se débarasser de lui, il faudra de la matière - et visiblement il en avait entendu parlé puisque la première chose qu'il m'a dit en entrant dans la salle aujourd'hui c'est grosso modo "pourquoi vous dites que c'est moi qu'ait lancé le stylo ? C'est pas vrai!" et a fini - pour l'instant - avec un très beau "de toute façon si je me fais virer du collège à cause de ça je porte plainte pour faux témoignage!"
oh le pauv' 'tit choupinet ...

L'heure a ensuite comme d'habitude été pourrie par Donovan et Tristan, l'un faisant exprès de provoquer par son attitude et ses réponses aux remarques, et l'autre benêt s'amusant à éclater une cartouche d'encre et à jouer avec l'encre qu'il avait fait coulé dans une petite boite.
Juste pour rappel, on parle bien d'élèves de 14/15 ans en 3e...

Et finalement, la fin de l'heure fut à la hauteur des 55 minutes précédentes, grâce à Tristan d'une part qui, protestant parce que je ne l'avais pas envoyé au tableau corriger un exercice, s'est fendu d'un "on est encore en République on a le droit de s'exprimer si on veut" - oui mais toi t'as juste le droit de la fermer, grosse tâche non; et Donovan qui m'a dit au revoir à sa façon: "si vous voulez que je vous envoie un stylo, je vais en envoyer un, mais je vous louperai pas!"

Chouette, des menaces !

vendredi 18 janvier 2008

Petit dictionnaire de trucs & astuces

à l'usage de l'élève moyen.

Absence
Lorsqu'on a été absent ou un plusieurs jours, surtout ne pas rattraper les leçons et exercices qui ont été donnés ces jours-ci. Mieux vaut attendre le jour du contrôle et protester qu'on avait pas été prévenu parce qu'on était pas là, et qu'on ne le savait pas et que de toute façon c'est quand j'étais pas là donc j'ai pas pu réviser.
Variante: Demander à un autre élève de la classe de prendre les devoirs et les feuilles à notre place, et l'accuser ensuite, à charge de revanche, d'avoir oublier de les donner et/ou les avoir perdu.

Bavardages
Si d'un seul coup, ni le prof ni les autres élèves ne parlent plus et qu'on sent plusieurs regards se tourner vers soi en même temps, dont celui du prof, surtout bien préciser avant toute chose et avant tout mot de celui-ci que ce n'est pas nous, et demander pourquoi il nous regarde comme ça, que ça fait peur. Si on est accusé de bavardages, s'en défendre en prétextant que c'était une question sur l'exercice ou la leçon en cours.
Attention! Le prof vil et fourbe demandera alors en général quelle était la dernière chose dont il parlait ou de répondre à la question qu'il avait posé. Attention c'est un piège! Ne pas avoir le réflexe malheureux de regarder la dernière ligne du tableau et essayer de transformer ce qui y est écrit dans un langage plus qu'approximatif, le prof peut avoir effacé une partie du tableau et avoir écrit sur celle-ci, brouillant du même coup les dernières chances de rattrapage.
En revanche, jeter un bref coup d'oeil au tableau pour resituer le cours dans lequel on se trouve: répondre que la révolution Français a eu lieu en 1515 - on va quand même pas non plus apprendre les cours d'histoire - quand le prof demande de donner le théorème de Pythagore n'est pas toujours bien apprécié de celui-ci.
Mieux vaut dans ces cas-là attendre que le prof perde patience et demande à un autre élève de répéter la question. Mais attention, une fois la question répétée, il peut revenir nous demander la réponse ! Reste alors la solution de reconnaître que l'on n'écoutait pas et donner son carnet de liaison (voir plus bas) au prof qui le demande si gentiment.

Carnet de liaison
Espèce de petit livre - mais à ne pas lire, l'histoire n'est pas intéressante - à toujours avoir sur soi au collège et permettant aux profs de se défouler - mais pas trop - en écrivant des mots aux géniteurs qui les signeront de toute façon sans les lire. C'est aussi dans ce carnet que seront notés les différentes informations à l'usage de la famille et inversement. On y trouvera notamment les notes dans les différentes matières, et les billets de retard et absences à présenter à la vie scolaire et justifiant - tant bien que mal - d'une absence ou d'un retard au collège.

Chaise
Les chaises d'un collège sont en général mal conçues. Elles possèdent en effet souvent 4 pieds, soit deux de trop. Plusieurs possibilités s'offrent alors:
- casser au moins un des pieds - on tient bien debout sur deux pieds, pourquoi la chaise n'y arriverait pas avec trois ? - et se servir du pied cassé pour, par exemple, démonter un urinoir.
- autre possibilité, permettant la réutilisation future de la chaise: se balancer sur deux des pieds. Il est possible de varier les mouvements: d'avant en arrière, de gauche à droite ... mais surtout bien montrer qu'une carrière d'équilibriste s'ouvre à nous, mais pas trop quand même, et penser à de temps en temps retomber bruyamment sur quatre pieds ou mieux, s'étaler de tout son long par terre (penser alors à jurer, sans ça l'effet peut être raté).
Attention toutefois, il semblerait que des balancements prolongés auraient pour conséquence de casser ou du moins fragiliser la chaise. Penser alors à la première possibilité d'utilisation.
Variante: Repousser encore plus loin les limites de la physique et notamment de la gravitation, en s'asseyant du bout des cuisses sur la chaise, qu'on aura préalablement éloigné du mur, sur lequel on s'appuiera négligemment, pour bien montrer qu'on maîtrise totalement la situation.

Leçon:
Espèce de rédaction imposée par les profs permettant - soit-disant - de nous aider à comprendre le chapitre et nous aider à résoudre les exercices qui nous seront donnés par la suite. Attention! la plupart des profs semblent vouer une adoration sans faille à ces 'leçons' puisque demandant sans cesse de les apprendre et de les réciter. Ils considèrent également et étrangement normal que les élèves arrivent dans un cours en ayant appris la leçon de la veille. Dans ces leçons se trouvent aussi souvent des 'exemples'. Ils ne servent à rien. N'en noter qu'un, de toute façon les autres seront pareils.
Enfin, toujours penser à l'écologie et s'inquiéter si la leçon est bientôt terminée parce qu'on arrive bientôt en fin de page et que si ça tient pas on va devoir prendre une nouvelle feuille. Penser également à écrire petit, serré, et à faire des graphiques d'environ 2 cm sur 3 cm - mais pas plus. Avec de l'entrainement, il est possible de faire tenir le contenu complet d'un tableau en 3 lignes d'une feuille, entrainez-vous!
Enfin, toujours penser à l'écologie et à l'économie de papier en notant la leçon juste au milieu des exercices: il faudra plus de temps pour retrouver et reconstituer la leçon complète mais comme de toute façon on ne la lira pas, c'est donc autant de temps de gagné!

Travail à la maison
Si d'aventure le prof vérifiait les exercices à faire pour le jour même, et que nous ne les ayons pas fait, surtout ne pas dire qu'on avait oublié de les noter, la faute retomberait alors sans exception sur nous. Prétexer plutôt que nous ne les avons pas fait parce qu'on a déjà compris la leçon. Attention! le prof risque alors de nous demander de les corriger au tableau ou pire, de réciter la leçon.
Autre possibilité: prétexter une absence la veille - par exemple un anniversaire - et nous mettant donc dans l'impossibilité de les faire. À éviter toutefois pour les devoirs donnés plusieurs jours à l'avance.
Reste enfin la possibilité de dire que nous les avons fait, si, si, même que machin les a fait avec nous hier, mais qu'on les a oublié; à utiliser avec parcimonie, le prof méfiant considérera souvent qu'on ne les a pas fait au lieu de chercher à comprendre qu'on n'y peut vraiment rien mais que c'est le chien qui les a mangé ou le petit frère qui les a déchiré (ou l'inverse).


À suivre, et compléter.

mercredi 16 janvier 2008

Inépuisables !


Mais pas au travail...
Alors que je revenais ce matin de mes deux journées de stage, quelle ne fut pas ma joie surprise de découvrir, rajouté en rouge à la main sur le tableau d'infos, en face de 'Jeudi 17/01' "Frédéric (3A): exclu une journée". Bien, nos 3e ont donc encore été bien productifs en ce début de semaine. Qu'a-t-il donc bien pu faire ?
Mais revenons d'abord à ces deux journées de stage, pendant lesquels tout prof peut se remettre à la place de l'élève pour quelques heures - 12h pour être précis dans ce cas-là, sur deux jours où je n'avais en temps normal que 7h de cours, youpi!
Le thème du-dit stage était "Gérer les classes difficiles, gérer les élèves en difficultés", autrement dit "Qu'est-ce qu'on fait de nos bras cassés pour qu'ils nous pourrissent pas l'heure ?"
À tous ceux qui se posent aussi la question, la réponse tient en deux mots: pédagogie différenciée ou en un mot: différenciation, c'est-à-dire préparer une séquence en plusieurs versions adaptées à chaque type d'élèves (très fort, fort, faibles, nos 3e, ...).
Bon l'avantage c'est que puisque c'était un stage animé par un prof de maths, pour des profs de maths, on a pu avoir des idées de séquences 'déjà différenciée' et des pistes pour effectivement gérer nos 'cas'.

Mais j'aurai quand même préféré être en cours, déjà parce que ca me fait perdre au moins une heure de cours dans chaque classe de 3e - et ils en ont besoin, malgré tout ce qu'ils disent - et ensuite parce qu'au moins je n'aurai pas raté les derniers exploits des 3A, et plus particulièrement Tristan et Frédéric.

Qu'ont-ils donc encore fait ?
Oh, trois fois rien, ils ont simplement cassé le pied d'une chaise en salle info. Jusque là, cela peut arriver dans presque n'importe quel collège avec quelques e.l.e.v.e.s. mais les notres ne pouvaient pas s'arrêter là. Que peut-on bien faire avc un pied de chaise. Évidemment, le cacher pour que le prof ne se rende pas compte tout de suite du forfait, mais après, une fois sorti de la salle ? Qu'à cela ne tienne, si on allait démonter un urinoir ?
Et ainsi fut fait ...

Conseil de je-ne-sais-plus-quoi - juste avant la conseil de discipline - pour Tristan, qui n'en est pas à son coup d'essai, et exclusion pour Frédéric, qui commence à tourner, mais pas dans la bonne direction.

Un début de semaine classique en somme ...







P.S.: "- Dylan, tu ne me tutoies pas, je ne suis pas ton pote !
- Non, t'es mon gros!
- Au revoir Dylan ! ...."
Aujourd'hui, 8h30

jeudi 10 janvier 2008

Toujours au top !


Voilà effectivement ce qu'on pourrait penser de nos chers apprenants, et particulièrement les 3e. En effet, pas plus tard que ce matin, nous corrigions un exercice de lecture graphique, dont l'une des questions était "Préciser durant quelle période la courbe croit."
- Mais monsieur, on sait même pas ce que ça veut dire 'croit', j'ai regardé c'est pas dans le dictionnaire !
- peut-être parce que c'est le verbe croître, conjugué ...
- aaaaaaaah ...

lundi 7 janvier 2008

2007+1


Premier jour de reprise après des vacances bien méritées, et premier jour de l'année 2007+1.
Non, je n'écrirai pas 2008 - ah bah trop tard c'est fait - pour une raison fort simple: passer de 2007 à 2008 et changer d'année laisse planer l'ombre d'un début de soupçon de doute quant à un éventuel changement de la part des élèves. Et bien évidemment il n'en est rien. On les retrouve comme on les a quitté et c'est pour ça que je préfère dire 2007+1.

Bien sûr, il y a toujours quelques hypocrites qui essaient d'attendrir à coups de 'Vous nous avez manqué pendant 15 jours monsieur' et autres 'on est contents de vous revoir' ...

Malheureusement, nous avons, pendant ces vacances, perdu des élèves. Rien de bien grave - au contraire - mais des déménagements et autres arrêts de scolarité à 16 ans qui font qu'au final, on se retrouve avec 5 élèves en moins; ais on en récupère 4 nouveaux.
Pour ma part, j'ai réussi à plutôt bien me débrouiller, puisque j'en perd 4 et n'en récupère qu'un seul - en fait je n'y suis pour rien mais bon. Reste à voir ce que va donner ce nouveau 5e. On sait ce qu'on perd ...

D'ailleurs en parlant de nouveaux, l'un d'eux et vraiment tout frais puisqu'il ne date que de ce matin. Reconstituons la scène:
Date: Aujourd'hui
Heure: 8h (15min avant le début des cours)
Lieu: bureau de la chef
Café: non merci
Personnes présentes: la chef, une mère et sa progéniture.
La mère: "bon ben je vous le laisse, je dois y aller parce que je commence dans 30 minutes."
The End.

Voilà. Personne n'avait vu le gamin avant, et le jour de la rentrée, sans prévenir, sans l'inscrire officiellement, la mère le dépose au collège. Remarquez, il vaut mieux qu'elle le laisse ici plutôt qu'accroché à un poteau sur le bord de l'autoroute, mais enfin même ...

Bref, l'année 2007+1 est repartie sur des bases apparemment solides, voilà qui est rassurant...