retour au blog

jeudi 27 septembre 2007

Logique !




Et oui, logique! si la moitié de 5 est 1,5 et que c'est pas 3, c'est forcément 2 ...


C'est dans ces moments là qu'on se rend compte à quel point tout se que l'on peut dire ou faire passe à des kilomètres au-dessus de certains élèves ...

mercredi 26 septembre 2007

Bienvenue chez les fous ...


Trois semaines, c'est tout ce que nous aurons réussi à tenir sans commencer les convocations de parents. Et tant qu'à faire, cela va commencer en beauté avec les parents de B. et N. - non, pas Ben&Nuts, mais le duo de choc de 4A.
J'ai en effet pu passer une heure de rêve avec cette classe hier matin, à demander toutes les 30 secondes à N. d'arrêter de se retourner vers B., de se mettre au travail, d'arrêter de discuter, d'entendre ses originales excuses: "mon carnet est déchiré, c'est mon chien qui l'a mangé", "j'ai pas mon compas, mon chien l'a mangé" et accessoirement gérer les 22 autres élèves qui essayaient - sans trop forcer non plus, faut pas exagérer - de travailler. Ça a d'ailleurs fini par se voir puisque N. lui-même m'a très gentiment suggéré: "Vous pouvez pas arrêter de vous occuper de moi ?"

Et ce matin en salle des profs, on pouvait lire au tableau:
(...) Suite à des comportements inadmissibles, je vais recevoir les parents de B. et N. en fin de semaine, merci de compléter les fiches de renseignements (...)
J'ai en effet appris ensuite que dans l'après-midi, en français, ils avaient trouvé un autre jeu: se retourner et se dire, d'un bout à l'autre de la classe, "pénis", le tout sans aucun doute accompagné de ricanements stupides.


Dans un autre genre, en 4B cette fois, j'ai demandé à deux élèves ce qu'ils étaient en train de trafiquer dans leur coin, et ceux-ci m'ont répondu qu'ils taillaient leurs crayons. On était en train de faire de la géométrie, il y avait des figures à tracer, ça se tient...
Mais cinq minutes après, voyant qu'ils continuaient, je leur ai demandé s'ils allaient tailler des crayons toute l'heure. Et c'est là que G. a eu cette réflexion pleine de finesse et de poésie: "Tant qu'ils taillent que des crayons ..."
J'ai alors pu constater que son carnet de liaison n'avait pas été signé depuis le début de l'année.
Bref, lui aussi devrait s'en prendre pour son grade très bientôt, n'en étant pas non plus à son premier fait d'arme.

Et une dernière pour la route, puisqu'on est dans les 4e. Voici ce que la collègue d'histoire-géo a retrouvé dans sa salle après le passage des 4e:

Il y en a aussi au verso, c'est du même style. On suppose pour l'instant que ce sont des 4e qui ont écrit ça puisque le mot s'est retrouvé par terre après leur passage (plus un indice au verso de la feuille), il ne reste plus qu'à retrouver les auteurs. Heureusement j'ai un échantillon d'écriture de chaque élève - oui, ça sert aussi à ça les feuilles de renseignement en début d'année - je vais pouvoir me lancer dans les comparaisons.



That's it for today, mais c'est déjà pas mal...

jeudi 20 septembre 2007

Le premier de l'année


Oui, ca y est, j'ai eu un mot doux d'un parent rien que pour moi, le premier de l'année.
Il faisait suite à un mot que j'avais moi-même laissé dans le carnet de N. Mais si, rappelez-vous, ce facétieux apprenant qui s'était blessé à l'extrêmité de son membre supérieur gauche avec le système de fermeture de son dossier de rangement portatif à feuillets amovibles (NdT: il s'était coupé au doigt avec son classeur).
Comme ce n'était pas son seul coup d'éclat de l'heure, j'avais donc laissé un petit mot dans son carnet de liaison - inconsciemment sans doute pour avoir plus tard une preuve et pouvoir dire fièrement "j'y étais" - résumant briévement ses exploits de la journée.

Et evidemment, quand quelques jours plus tard j'ai demandé à vérifer la signature dans le carnet, un mot de sa génitrice m'attendait.
Monsieur, il est effectivement inadmissible que N. réponde, mais s'étant coupé au doigt et saignant, il devait aller nettoyer sa blessure. (...)
Soit.




Madame, si N. avait arrêté de s'amuser avec son classeur comme je le lui avais demandé, il ne se serait pas coupé.
Bizarrement, ce mot-ci a juste été signé, pas de réponse...

vendredi 14 septembre 2007

Jour de deuil


Aujourd'hui était un jour de deuil au collège.

Elle qui était toujours là pour nous tenir compagnie pendant les récréations ou les heures de libres dans l'emploi du temps,
elle sur qui on pouvait toujours compter à n'importe quelle heure de la journée,
elle qui était toujours prête à nous préparer un bon petit café chaud,
elle que nous avions retrouvé malheureusement bien plus lente et fatiguée à la rentrée,
elle qui avait malgré tout su se rendre de nouveau indispensable,
elle n'est maintenant plus.



Oui, notre cafetière nous a laché.


Happy end: la chef nous a fait don de la cafetière inutilisée dans son bureau. Elle a eu pitié en nous voyant agenouillés à côté du cadavre de la cafetière à faire le café en utilisant l'eau de la bouilloire pour le thé que l'on versait dans le réceptacle démonté de la cafetière.
Bon, on avait pas du très bien nettoyé parce que le café avait un léger arrière-goût de détartrant mais on a pu boire notre premier café depuis quelques jours.

A part ça, D. n'a toujours pas sorti son couteau, mais il n'a toujours pas sorti non plus ses affaires - qu'il n'avait de toute façon pas - et a passé l'heure à se balancer sur sa chaise dans son coin.

Les 4e sont définitivement pénibles, et à vouloir jouer au plus pénible, ils ne vont pas forcément gagner: après que tout le monde se soit empressé à ne pas vouloir aller corriger un exercice, je suis passé au suivant en les prévenant que l'autre serait dans le prochain contrôle - bizarrement j'avais soudain plein de volontaires - trop tard evidemment.

Dans la même classe, et pendant la même heure, j'ai aussi eu N. (redoublant de la 4A de l'an dernier) qui, après que je l'ai vivement encouragé à le faire au lieu d'écouter les corrections ou ce que je disais, a démonté son classeur ("oh ben il est cassé!" quand je lui demandais de me montrer ses exercices) et a finalement réussi à se couper le doigt.
"Vite, faut que j'aille aux toilettes!" accompagné d'une fuite vers la porte; il a ensuite confondu "non, tu ne sors pas de la salle! tu vas te rasseoir et tu te mets un mouchoir dessus" et "oui vas-y vite pendant que je tourne le dos! et surtout claque la porte contre le mur en partant pour montrer que tu te fous de ce que je dis..."

Peu de temps après c'est B., qui sous prétexte qu'il avait l'impression de ne s'adresser à personne en particulier, trouve normal de dire "p*t*in, fais ch**r!" quand je lui demande d'arrêter de se retourner et de se mettre à travailler.

Aujourd'hui était donc aussi jour de deuil pour l'intelligence. Elle avait déjà pris un sacré coup dans l'aile l'an dernier, je crois que cette année elle est achevée.

jeudi 13 septembre 2007

Y va y avoir du sport !


Un peu plus d'une semaine après la rentrée, il est temps de faire un petit point sur les événements marquants de cette semaine, et continuer notre inventaire.
Cette première semaine aura donc été plutôt calme et tranquille, les élèves ayant pris de bonnes habitudes de travail dès le début.

...

Evidemment c'est totalement faux.
Pour une première semaine, on peut dire que ça commence plutôt fort.

(on se met dans l'ambiance, musique: ♪ Andreas Johnson - Glorious ♪)
A part ça, on a eu droit lundi à un nouveau jeu très intéressant: le barbouillage au Nutella©, mais pas des murs ou du sol, non, juste des élèves, sur les élèves. Il a ensuite été intéressant de faire remarquer à ces mêmes élèves que s'il arrivaient à ouvrir des pots de Nutella, en revanche ils ne savaient pas fermer des feutres après les avoir utilisé au tableau - ils ne durent déjà pas longtemps alors s'ils les font sècher sur le bord du tableau, ça ne va pas les arranger.

Confirmation cette semaine également du fait que B., en 4e, est bien parti pour nous faire suer toute l'année, et accueillons comme il se doit A., en 6e, qui est visiblement bien plus intéressé par ses professeurEs, que par les matières enseignées.

Enfin, dernière petite info pittoresque du jour: D. - dont nous avons parlé précédemment, en 5e - nous prépare quelques petites surprises fort sympathiques, puisque de l'aveu de ses camarades, il aurait un couteau et leur aurai dit qu'il avait l'intention de s'en servir contre les profs et les élèves. Et bizarrement, personne ne veut se mettre à côté de lui en classe, lui prendre les cours - il a un bras dans le platre - ni être avec lui à la récréation. Etrange.

Bobard, rumeurs, me direz-vous. Le seul point un peu génant de cette histoire, c'est que D. lui-même a avoué à la chef avoir effectivement eu un couteau pas plus tard qu'hier.

Un obsédé sexuel, un psychopate, le tout mélangé à toute une ribambelle d'ânes et de boeufs moyens, ca ne peut qu'annoncer une année riche en rebondissements...



NB: j. prof ch. côte de maille ou gilet pare-balle cause emploi.

vendredi 7 septembre 2007

New challenger has come !


Et voila, tout avait pourtant bien commencé: les 4e sont les copies conformes des 5e de l'année dernière - ce sont les mêmes élèves, ca aide - les 4e de l'an dernier ont été remixés pour faire les 3e de cette année, seuls restent quelques petites ombres au tableau:
  • L'arrivée en 5e de D. - mais pas le même - qui commence relativement fort: main dans le platre pendant au moins un mois, et même sans ça, il n'a pas vraiment l'air d'une flèche, du moins pour ce qui est du travail. Il fait effectivement malheureusement pour lui partie du type d'élèves dont on connait le nom avant de les avoir vu: un rapide brieffing sur l'énergumène en salle des profs, un coup d'oeil à la classe entière, et avant de faire l'appel, on sait déjà qui est qui ...
  • L'arrivée, lundi, de B. en 4e, pour qui 'mettre le feu au collège' n'est apparemment pas qu'une simple expression imagée.
  • C. en 6e, qui pourrait très bien se ranger avec des 3e et passer inaperçu, et qui a, entre autres passions, celle d'intimider les autres (ça a déjà marché avec une instit' - et il en a, en tout cas physiquement, la capacité), et essayer d'arrêter les trains avec des pavés sur les rails
  • Terminons enfin avec J., lui aussi en 6e, qui doit prendre deux cachets par jour de Ritaline©: "utilisé pour traiter les troubles déficitaires de l'attention avec hyperactivité (THADA) chez l'enfant de plus de 6 ans sans limite supérieure d'âge" et là, tout est dit.

Bref, encore de bons moments de joie et de gaieté en perspective...

mercredi 5 septembre 2007

Même joueur joue encore ...


Et voilà, on reprend les mêmes et on recommence.
Enfin pas exactement, puisque D. nous a quitté, ainsi que C. J'ai en revanche retrouvé avec une joie non dissimulée T. Pour l'instant il ne s'est pas trop fait remarqué - 'pas trop' étant relatif avec lui - on verra à la longue si ça va durer.

Pas grand chose à dire pour l'instant, mais ça ne va peut-être pas durer.
Wait&see* ...




*le brevet comportant dorénavant une épreuve de langue vivante, je m'adapte.